On prépare beaucoup l'accouchement, et très peu ce qui vient après. Pourtant, les semaines qui suivent la naissance ont leur propre rythme — et dans de nombreuses cultures, elles ont aussi leur propre nom.
Le mois d'or désigne les quarante jours qui suivent la naissance. On retrouve cette période dans des traditions très éloignées les unes des autres : le zuo yue zi chinois, la médecine ayurvédique en Inde, les usages du pourtour méditerranéen.
Partout, la même idée revient : la jeune mère est gardée au chaud, nourrie, entourée, et n'a rien d'autre à faire que se remettre et découvrir son bébé.
Ce n'est ni une méthode ni un protocole à suivre. C'est plutôt une permission — celle de ne pas reprendre le cours normal des choses au bout de trois jours.
C'est le point sur lequel toutes les traditions se rejoignent, quelle que soit la saison : on privilégie le chaud. Les boissons chaudes plutôt que glacées, les plats mijotés, les soupes, une bouillotte, un plaid à portée de main.
C'est aussi ce qui rend l'infusion si présente dans cette période. Le matin, ou en fin de journée, elle devient un repère — un des rares moments de la journée qui vous appartient encore.
Côté assiette, la simplicité fait le travail : bouillons, légumes cuits, céréales complètes, fruits cuits. Rien de restrictif, surtout pas maintenant. Et boire régulièrement, tout au long de la journée — davantage encore si vous allaitez. Quand l'eau plate lasse, les eaux de fruits aident à tenir le rythme.
Côté repos, une règle circule beaucoup et vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'être claire : une première semaine au lit, une deuxième autour du lit, une troisième autour de la maison. Les visites peuvent attendre. Celles qui viennent peuvent apporter un plat plutôt qu'un bouquet.
Il n'existe pas d'infusion « spéciale post-partum ». Il y a en revanche des plantes que l'on retrouve traditionnellement dans les tasses de cette période :
Si vous allaitez, tout ce que vous buvez régulièrement mérite d'être évoqué avec votre sage-femme. La menthe poivrée et la sauge, notamment, sont traditionnellement écartées pendant cette période.
Pas une cure à tenir. La régularité compte davantage que la quantité.
Deux ou trois plantes que vous savez nommer valent mieux qu'un mélange de douze dont vous ignorez la composition.
C'est elle qui suit votre post-partum — ce qu'aucun article ne peut faire.
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